Cultures et Fêtes à Ciboure

Fondation de la commune de Ciboure

C’est grâce à un illustre auteur local, l’Abbé Pierre Haristoy, curé de Ciboure de 1887 à 1901, que l’histoire de la fondation de la commune a pu être retranscrite.

Jusqu’en 1555 Ciboure faisait partie d’Urrugne, au spirituel et au temporel. Déjà, dès 1550, les habitants du quartier appelé alors Subiburu (tête de pont), demandèrent au pape Jules III la construction d’une église en raisons de la distance qui séparait Subiburu d’Urrugne, l’église principale de la paroisse demeurant à Urrugne.

Les habitants de Zubiburu achetèrent en 1555 un terrain à Martin de Harizmendy de la maison Bastaguilleta ( actuellement maisons Bastailleta-Mintegui), pour 90 écus sol.

Il existait bien une église appartenant aux habitants de Zubiburu avec son cimetière et son vicaire, mais cela ne suffisait pas aux gens de Zubiburu, car ils devaient toujours aller  faire leurs Pâques à Urrugne, à six kilomètres.

Seul le pape pouvait séparer Urrugne de ce quartier. Une nouvelle requête lui fut faite en latin par les gens de St Vincent  des Montagnes de la paroisse de Zubiburu.

Le pape Paul IV, confirma aux gens de Zubiburu la dispense accordée par Jules III pour la communion pascale, la réception des sacrements et le service divin à la nouvelle chapelle.

Ciboure eut donc une église paroissiale à partir du 7 des calendes de juin (26 mai) 1555.

Cinquante ans plus tard, cette église devint trop petite pour la population grandissante.


Une seconde église fut construite ailleurs : « l’Eglise nouvelles de Bordagaray » est mentionnée en 1602, « pour y être trop petite la vieille église du lieu pour le grand peuple qu’il y a ».

Et, bien entendu, il fallut passer de la paroisse à la communauté indépendante.

          Le roi de France Henri  IV le promit en 1574. Mais le roi décéda très vite et les querelles avec Urrugne reprirent. De nouvelles suppliques furent envoyées à Henri IV en 1600 et 1603.

Arguant de ses privilèges accordés par François Ier  en 1537 pour son commerce maritime, de sa séparation religieuse de 1555, Zubiburu manoeuvra remarquablement au Parlement de Bordeaux, malgré les interventions de Tristan d’Urtubie,  époux de Catherine de Montaigne.

Le Roi accorda à Ciboure son autonomie communale le 7 novembre 1603, avec le tiers des terres possédées par Urrugne.

A partir de cette période, Zubiburu devint Subiboure, puis vers 1700, Ciboure.

La poterie de Ciboure

En 1919, avec la paix retrouvée, Louis Benjamin Floutier, le peintre né à Toulouse en 1882. Lukas ou Lucas dont on  ne sait qu’une chose, c’est que c’était un excellent tourneur, et Etienne Vilotte, né en 1881 à Vichy et qui était ébéniste de profession, se réunirent pour fabriquer de la poterie.

LA POTERIE DE CIBOURE  (raconté par Max Fisher son dernier propriétaire).

Les trois Créateurs de la poterie de Ciboure débutent en 1919. Pourquoi Ciboure ? Louis Floutier avait épousé une Luzienne, et les deux autres associés auront été conquis par la beauté du pays.

La poterie est installée d’abord dans un ancien chai à baleinières, acheté à monsieur Imaz et situé sur le rive gauche de la Nivelle. On y construit un four, on détermine un style de travail qui perdurera jusqu’au 31 décembre 1995, a savoir : façonner des poteries en grés, déterminer les couleurs, les mettre eu point, cuire à 1300°C, afin que les poteries soient parfaitement vitrifiées.

La « Poterie de Ciboure » en tant qu’entreprise est fondée officiellement, début 1922 par Etienne et Elise Vilotte seuls.

La première marque de fabrique utilisée de 1919 à 1921 est une espèce d’empreinte d’ours, à première vue du moins, car de plus prés cette tache est gravée de traits que l’on peu aisément déchiffrer un V pour Vilotte, un L pour Lukas et un F pour Floutier, LVK pour Lukas. Ces deux, souvent associés, accompagnent la première marque. A signaler également la signature « Jean-Léon », très rare, et dont on ne sais presque rien.

A partir de 1922, les signatures disparaissent sauf rareté (ALMES) et les pièces sont tamponnées.

Le grand bâtiment de la Poterie a été construit  par Elise et Etinne Vilotte en 1930, et détruit en 1997 pour construire une résidence. C’est là que s’est déroulée l’histoire de la poterie.

Le chemin de Saint Jacques de Compostelle

Le Chemin du littoral.

Vers les milieu du IXe   siècle, une rumeur se répandit en Europe : l’Ermite pelage avait découvert le tombeau de l’apôtre Jacques le Majeur, à la verticale d’une étoile filante d’une brillance exceptionnelle, au dessus d’un champ.

A l’extrémité de la Côte cantabrique de Galice, un grand nombre de chrétiens accourt de toute l’Europe dès l’annonce des premiers miracles de Compostelle ;

Cette nouvelle se produisit quelque temps après la bataille de Clavijo (844 où un cavalier doté d’une force surhumaine chargea les Maures et fit basculer la victoire dans le camp des chrétiens d’était bien sûr Saint-Jacques qui devint le « Matamore » apôtre de la « Reconquista ». Au cours de la bataille ; les chrétiens avaient pris l’habitude de l’appeler Santiago (Jaques en espagnol).

Les nombreux coquillages enveloppant un mollusque appelé « peigne de Vénus », que l’on trouve sur les plages du Finistère, prirent le nom de coquilles Saint-Jacques et devinrent l’emblème des pèlerins.

Les quatre chemins majeurs depuis les sanctuaires français (St Gilles, Notre dame du Vézelay, Notre Dame du Puy et Saint Martin de Tours), furent les plus empruntés. Ils se regroupent en Espagne pour former le « Camino Frances ». Le chemin du littoral «était une voix secondaire qui desservait bien sûr les gens de la Côte, mais aussi ceux qui venaient d’Angleterre, ou du Nord de l’Europe, à partir des ports de la rochelle, Bordeaux ou Bayonne.

La présence d’hôpitaux St Jacques entre Bayonne et la frontière, atteste du passage de nombreux pèlerins.

De Bayonne a St Jean de Luz, le chemin de le Côte empruntait un itinéraire qui évitait les marécages de l’Ouhabia, passant par Guethary et Chantaco (déformation de Santiago).

De Saint Jean de Luz à Hendaye, les hôpitaux Saint Jacques  se multipliaient le long de la veille route royale ( la Croix Rouge a Ciboure, Saint Jean de Luz le Quartier de la barre, Agoretta à Urrugne, Priorenia a Hendaye).

La Bidassoa était franchie face à Priorenia, avec son embarcadère pour les pèlerins. Jusqu’au XVème siècle, 500 000 « jacquets » allèrent chaque année à Saint Jacques de Compostelle qui prit un essor extraordinaire. Mais les critiques et les doues commencèrent à s’exprimer.

Un lent déclin commença à la renaissance pour aboutir à un quasi-abandon des pèlerinages jusqu’au XIXe siècle.

La découverte en 1879, des reliques de St Jacques, authentifiées par la Papauté un peu plus tard allait relancer au XX e siècle, les pèlerinages par les voies traditionnelles.

Le chemin du Littoral mérite aussi une signalétique spécifique qui sera mise en place de Ciboure à Hendaye.

A Ciboure, le Chemin de St Jacques empruntait la voie principale, bordée de veilles maisons labourdines, à travers les quartiers dits du « Sud de la colline de Bordagain », aujourd’hui la Croix Rouge, la Croix Blanche et la Place de la Tour d’Auvergne.

Cette voie royale puis impériale, a été déclassée au milieu du XIXe siècle, avec la construction de l’actuelle RN10. Cette voie porta longtemps le nom de « Chemin d’Agoretta »,  nom de l’hôpital Saint Jacques  en limite de la commune, sur le territoire d’Urrugne, car Ciboure possédait son hôpital Saint Jacques  dont il ne subsiste de nos jours que les embases du mur d’enceinte de la croix (datant de 1616), devenue plus tard la Croix Blanche, et classée actuellement Monument Historique.

Dans le cadre de la réhabilitation de la voie côtière, sur l’ensemble du Pays de Saint Jean de Luz, la municipalité de Ciboure a décidé de mettre en valeur les rues Agorette et Evariste Baignol, ainsi que la Place de la Tour d’Auvergne, en associant le symbole jacquaire aux maisons historiques remarquables, le long de cet axe ancien, mais principal pour la commune.

Les places fortes

2000 ans d'Histoire en Béarn et Pays Basque

Association Places Fortes en Pyrénées Occidentales

Les communes de Asson, Ciboure, Mauléon, Navarrenx et Sare membres fondateurs rejoints par les communes de Saint Jean le Vieux et Saint Jean Pied de Port, ont crées l’association Places Fortes en Pyrénées occidentales en Novembre 1999 pour faire connaître, développer, animer les monuments et sites accessibles et ouvert au public. Elles ont été dans l’histoire des Pyrénées occidentales, des lieux fortifiés.

Depuis, Asson a quitté l’association, et Urrugne l’a rejointe.

CIBOURE : ciboure@psjl.fr

MAULEON : office-tourisme.soule@wanadoo.fr

NAVARRENX : otc.navarrenx@wanadoo.fr

SAINT JEAN LE VIEUX : maite.campromain@wanadoo.fr

SAINT JEAN PIED DE PORT : saint.jean.pied.de.port@wanadoo.fr

SARE : sare@psjl.fr

URRUGNE : urrugne@psjl.fr

 

 

La route de l'impératrice Eugénie

Eugénie de Guzman, Comtesse de Teba et fille du Comte de Montijo, devenue Impératrice des français en 1853, fréquente depuis son enfance le Pays Basque, proche de son Espagne natale.

L’intérêt de l’Impératrice pour la région amène Napoléon III à découvrir ces parages. Des 1856, le Couple Impérial choisi de fixer sa résidence d’été à Biarritz et, depuis cette station balnéaire, se lance dans de nombreuses excursions aux alentours ;

L’Association « LAROUTE DE L’Impératrice EUGENIE » souhaite réunir en une route historique, les lieux et les itinéraires prisés par Eugénie et Napoléon III. Sur les pas de la Souveraine, on peut observer les nombreuses mutations de l’époque, évolution économique et industrielle, transformation urbaine et développement du sentiment régionaliste. Au cœur du XIXe siècle, le Second empire est une époque de renouveau économique et social pour l’ensemble de la région.

Ces itinéraires nous amènent dans trois départements : las Hautes Pyrénées, les Pyrénées Atlantiques, les Landes et des territoires aux identités  affirmées : Bigorre, Béarn, Pays Basque et Landes.

Bayonne, Biarritz, Eugénie les bains, les Eaux-Bonnes, St Pée sur Nivelle, Cambo les bains, Navarrenx, Luz-Saint-Sauveur et Solferino sont les étapes d’un premier parcours. Par la suite l’objectif est d’étendre « La Route » à d’autres sites : Ainhoa, Anglet, Capbreton, Ciboure, Hendaye, St Jean de Luz et Tarbes.

Chacun de ses sites met en valeur le lient qui unit sa propre histoire et son patrimoine au Second Empire. En suivant Eugénie dans les pays de l’Adour, « La route de l’impératrice eugénie » offre des témoignages de la présence impériale, du développement balnéaire et thermal, du rayonnement de la culture basque de la création de nouveaux paysages urbains, enfin de l’expansion économique.
         C’est toute une région qui amorce son essor dans le sillage du couple impérial.