Le port de pêche

LE PORT DE PÊCHE

L’histoire de Ciboure c’est avant tout l’histoire des basques et de la mer.

Il y a plusieurs siècles, la baleine était péchée prés des côtes du Golfe de Gascogne : la présence de Tour appelées « Atalaye » en reste le seul souvenir.

  Bordagain était un emplacement idéal pour surveiller les cétacés.

  Cette pêche, essentiellement Basque, allait être concurrencé par les Anglais et les Hollandais, avec l’invention du harpon.
Comme nos voisins de Fontarrabie, les pêcheurs Cibouriens se tournèrent vers la pêche à la sardine, fautes de baleines et de morues.

  Ciboure utilisait les filets tournants, Fontarrabie les filets maillants.
  Cette pêche connue des hauts et des bas en raison de l’ensablement de port, jusqu'à la constriction des digues de Socoa., de l’Artha et de Sainte-barbe.

  L’utilisation au début du XXe siècle de la bolinche (filet tournant plus long) amena des prises beaucoup plus conséquentes, qui nécessitèrent la construction d’usines.

  La pêche au thon qui fait toujours la renommée de Ciboure et de Saint Jean de Luz, est assez ancienne. Les pêcheurs ramené du thon de Terre-Neuve, lors de leur expédition à la morue.

  Au XIXe siècle, les Cibouriens pêchaient le thon sur des bateaux à voile prés des cotes.
  L’arrivé de petits vapeur modifia cette pêche qui ne dépendait plus du vent.

  L’arrivée du filet emprisonnant des sardines qui faiasent appat marqua le début des temps modernes. Cette méthode reprenait le modèle Américain avec de grosses prises de poissons.

Le passage du passage de la pêche à la canne, à la senne tournante, ne se fit pas sans heurts sur le port.

  Sur l’initiative de Koxe Basurco, les pêcheurs locaux s’installèrent à Dakar dès 1954, créant une usine sur place,
Avec radars, sonars, hélicoptères, la pêche traditionnelle diminua petit à petit.
En 1976, les premiers chaluts pélagiques firent leur apparition à Hendaye et peu de temps après à Ciboure.
Cela raviva la guerre avec les pêches traditionnelles au chalut classique qui existaient depuis le début du XXe siècle.

Les usines

Jusqu’au XIXe siècle, la conserve de la sardine était artisanale (ateliers de presse, séchage, salage ou fumage).
En 1917, la première conserverie à l’huile s’installe à Ciboure, dénommée « anciens établissements Chancerelle », tenue par une famille de conservateurs Bretons de Douarnenez (Chancerelle) sur l’emplacement des locaux actuels Hegokoa.
En 1918, les entreprises maritimes Basques à Socoa, en 1923 les établissements Soubelet, puis Pascal Elissalt (1925) et Consathoma, ouvrirent à Ciboure.

En 1947, avec 6249 tonnes de sardines débarquées, Saint-Jean-de-Luz /Ciboure devint le premier port sardinier de France.
Dans cette moitié du XXe siècle, il fallut faire appel à de la main d’œuvre spécialisée dans la conserverie : ce fut l’arrivée massive de Bretons et de Bretonnes sur Ciboure.

Ils se lièrent avec les familles locales et restèrent au Pays Basque, pour la plupart.
Vers 1960, l’activité « sardine » commença à baisser et les usines disparurent une à une. En 1979, il ne restait plus que l’usine Saupiquet dans les locaux des établissements Soubelet.

Avec le départ de Saupiquet vers la Bretagne en 1997, une page de l’histoire de Ciboure s’est tristement refermée.

 

Il faudra attendre 2002 et la création de la conserverie BATTELEKU pour voir réapparaître une petite activité artisanale de transformation de poisson à Ciboure. Cette entreprise artisanale fabrique des filets de poissons séchés BATTILI  et les conserves "Jean de Luz". Parmi les produits, on notera les conserves de sardines faites comme au XIX éme siècle, au début de l'histoire de la transformation du poisson. L'histoire est un cycle...

EURL BATTELEKU, représentée par M. Jean-Hilaire DE BAILLIENCOURT (Téléphone : 05 59 47 11 43 ou 06 63 69 20 98)

La criée

Construite en 1996 ; elle est visitable durant les visites commentées organisées par l’office de Tourisme.

Le Directeur est Monsieur Peio BILBAO.